Billets 40 à 52

46. Douce

« Je m’en allais dans les bois car je voulais vivre sans hâte. Faire face seulement aux faits essentiels de la vie, découvrir ce qu’elle avait à m’enseigner, afin de ne pas m’apercevoir, à l’heure de ma mort, que je n’avais pas vécu. »

Le cercle des poètes disparus – H. D. Thoreau

Comme une plume délicate et légère
Discrètement tu es partie


De tes pas élégants
Tu as dansé ta vie


J’aimais beaucoup te lire
Et tu m’auras appris


Que l’on peut être doux, mais aussi volontaire
Que l’on peut avoir peur sans avoir à se taire


Que l’on peut déposer pour quelques instants au moins
Le fardeau, les soucis, les angoisses, le chagrin


Que l’on peut rencontrer aux endroits improbables
Des soutiens, des amis, et aussi des sœurs d’armes


Que le plus beau courage et la force de l’âme
C’est d’aimer la vie jusqu’à la dernière flamme


Tu voles dans le vent, tu voles maintenant
Et tu tourbillonneras longtemps
Le long de mes pensées


Tu étais si jolie, si jolie
Maritalie.

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