60-79,  Anciens billets

60. Douce

 

 

 

« Je m’en allais dans les bois car je voulais vivre sans hâte. Faire face seulement aux faits essentiels de la vie, découvrir ce qu’elle avait à m’enseigner, afin de ne pas m’apercevoir, à l’heure de ma mort, que je n’avais pas vécu. »

 

Le cercle des poètes disparus 

 

 

 

 

 

 

 

Comme une plume délicate et légère

Discrètement tu es partie

 

 

 

De tes pas élégants

Tu as dansé ta vie

 

 

 

J’aimais beaucoup te lire

Et tu m’auras appris

 

 

 

Que l’on peut être doux mais aussi volontaire

Que l’on peut avoir peur sans avoir à se taire

 

 

 

Que l’on peut déposer pour quelques instants au moins

Le fardeau, les soucis, les angoisses, le chagrin

 

 

 

Que l’on peut rencontrer aux endroits improbables

Des soutiens, des amis, et aussi des sœurs d’armes

 

 

 

Que le plus beau courage et la force de l’âme

C’est d’aimer la vie jusqu’à la dernière flamme

 

 

 

 

Tu voles dans le vent, tu voles maintenant

Et tu tourbillonneras longtemps

Le long de mes pensées

 

 

 

Tu étais si jolie, si jolie

Maritalie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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